Pourquoi j’ai failli m’appeler Crocoscribe…

Le crocodile symbolise le cerveau dit reptilien (semblable à celui des reptiles). Cette partie de notre cerveau, entre autres, se préoccuperait de la survie à court terme. Symboliquement, c’est ce « crocodile » interne qui envoie les signaux qui permettent de réagir rapidement. S’il se sent en danger, il nous alerte par la peur ou la colère ou la tristesse… (Cf le concept de logique émotionnelle –  Catherine Aimelet-Périssol)

Dans mes interventions, l’émotion est importante, non seulement car elle permet à des participants de mieux se rappeler ce qui s’est passé, mais aussi parce qu’elle constitue le premier niveau d’écoute.

L’émotion primaire cède vite la place au sentiment qui en est la trace perçue par notre conscience et qui est teinté de ce que le mental superpose en terme de croyances, de jugements, d’intentions, d’attentions, ….

Au-delà de ce symbole, ce qui est important, c’est de me connecter à mes émotions pour m’aider à percevoir et éclairer ce qui se passe au fond de moi. Cette écoute primordiale me permet ensuite de donner de l’attention à ce qui se passe autour de moi. Etre connecté à mes émotions et à ce que je ressens, c’est être pleinement présent ici et maintenant afin d’être prêt à écouter le groupe au service duquel je suis.

Ensuite le scribe synthétise, transpose, organise, retranscrit… sous forme de scribing…

LE CLOWN DANS TOUT ÇA !

Il pourrait y avoir un côté « fou du roi » dans mes interventions, mais ce n’est pas de cela dont je veux parler.

Le clown est à la fois une source d’inspiration et une pratique que je trouve assez proche de mes interventions en live. Le clown déploie des antennes de tous types. Chaque ressenti , observation, stimulus, peut être l’occasion pour lui de rejoindre notre humanité. La fragilité qu’est celle de l’humain est pour le clown un accès direct à notre cœur.

Ce personnage est, par essence, présent à 100% dans le présent, à l’écoute. Il utilise ce qu’il capte pour interagir avec les spectateurs en étant un diffuseur d’émotions. Il nourrit son jeu des réactions et établit une relation qui raconte une histoire.

Pratiquer le clown, c’est développer des antennes sensibles orientées vers l’humain et l’humanité.

La famille

Cette image de la famille va bien au-delà de mes proches les plus proches. Les liens qui nous unissent ne sont pas que des liens choisis ou désirés. L’amour est bien plus que l’élan du cœur. C’est aussi exercer sa volonté et son attention à chercher et trouver les conditions dans lesquelles chacun pourra s’épanouir en interdépendance avec les autres.

Les liens qui unissent chacun des membres d’un groupe, et cela peut s’étendre à l’ensemble des humains vivant sur la terre, et la façon dont nous sommes amenés à chercher ensemble notre épanouissement mutuel dans l’interdépendance sont fondamentaux.

Me mettre au service des groupes pour les aider à mieux interagir et à mieux communiquer participe de cette quête pour plus d’harmonie, d’équilibre et d’épanouissement.

Un peu de mon histoire

Bien avant d’utiliser mes crayons, feutres et marqueurs pour des clients, tout au début de ma vie professionnelle, je travaillais dans l’industrie.

Faire de l’organisation industrielle m’a conduit à comprendre comment fonctionne l’entreprise, et aussi observer certains fonctionnements en groupe. Cela m’a apporté une culture orientée client, respect des engagements, de la rigueur, et le souci de l’efficacité.

Lorsque j’ai voulu travailler dans un secteur plus proche de mes valeurs, je me suis orienté vers la construction écologique au travers de la construction bois.

Après m’être re-formé, j’ai travaillé en bureau d’études bois pendant quelques années. Je conserve une sensibilité aux questions environnementales, et le désir de vivre en harmonie et cohérence avec ce que notre planète offre de ressources et de vie.

La passion du dessin

Je dessine depuis que je suis enfant. Un papier, un crayon, un trait et c’est parti. Cette passion de rendre visible, d’extérioriser, de partager, est toujours vivante. j’ai aimé et j’aime encore expérimenter de nouveaux outils, de nouvelles techniques, que ce soit sur papier ou sur écran.

J’ai eu quelques occasions manquées d’en faire mon métier. Je n’ai pas été formé aux métiers du visuel, de la communication, de l’infographie, mais j’aime ça ! Ce qui m’intéresse en particulier dans le dessin, c’est la sensibilité du trait. C’est ce côté fragile et imparfait d’une ligne qui se veut être droite, qui donne l’idée de la rectitude, mais qui reste emprunte de l’imperfection qui est le propre de notre humanité. C’est cette tentative de construire une image tout en montrant le cheminement qui passe par des erreurs, des approximations, des hésitations, des tremblements… C’est l’émotion qui se dégage de ces tâtonnements et qui les rend si intéressants.